La maison basse

LA MAISON BASSE ou CORRERIE

Au Port Sainte Marie, la maison basse occupe un méandre au bord de la Sioule enjambée par un pont qui signale l’entrée du "désert". Depuis ce franchissement, un chemin charretier suit la rive gauche de la rivière jusqu'à la barrière rocheuse qui masque la maison des frères.

Un barrage permet par deux canaux d’alimenter des ateliers.


 

Le moulin daté de 1777 et le bâtiment contemporain 

élevé sur le site de la maison basse 

LES INSTALLATIONS HYDRAULIQUES

 

      

                   

Le bief      

              

    Au  cours du XVème siècle, la maison basse sera rattaché à la maison des pères. les moulins sont alors donnés par bail.De Ligier Maigne en 1625 à Henri Chaumette, en 1789, une vingtaine de meuniers vont se succéder mais ils ont souvent des liens familiaux. C’est d’ailleurs le texte d’un de ces baux qui nous permet de mieux connaître l’organisation de cette maison basse :.

«les moulins sont au nombre de trois, deux à seigle et un à froment, avec une maison, une chambre, deux étables, un pressoir à huile, deux mailleries, l 'une à chanvre, l'autre à draps avec leurs assortiments et proche la rivière de Sioule, plus les jardins y joignant avec deux septères de terres appelés la Peyrière joignant la rivière, laquelle terre les preneurs pourront ensemencer ou mettre en pré ainsi qu'ils aviseront».

      Le cadastre napoléonien atteste quant à lui, de la présence d'un étang qui a été comblé. 

Les habitants étaient attachés à ce moulin car il leur fournissait leur pain. Gilbert Magne, consul pour l'année 1670, et quelques autres habitants, nommés pour procéder au département des deniers royaux, voulurent imposer le moulin des chartreux de trois livres. Dans un acte du 4 janvier 1671, tous les habitants de Chapdes réunis au son de la cloche, devant l'église, à l'issue de la grand'messe, donnèrent, à l'unanimité raison aux religieux, qui soutenaient que le moulin se trouvant dans leur enclos ne devait pas être imposé. Ils exigèrent que cet impôt fut rayé du rôle.L'acte fut rédigé par Parryn et signé de Charles Montgens et Jacques Milliet, curé et vicaire de Chapdes et de 31 paysans.

Ces installations perdurèrent au cours des siècles comme en témoigne une description de 1888 de Mr Versepuy

ancien conservateur de musée de Clermont dans une lettre adressée à l’abbé Mioche.

     


La cheminée était équipée d'une plaque que décrit l'abbé Mioche dans 
un document daté du 20 septembre 1888

"Dans la cuisine du moulin de la chartreuse, on voit, sous l'âtre, une ancienne plaque de cheminée sur laquelle sont représentés deux personnages l'un est assis sur un rocher tenant au bras gauche une espèce de bouclier à coté de lui un certain arme est déposé à terre à sa droite un peu en arrière dans un plan plus bas ou est représenté un chien. Ce personnage tourne la tête à droite pour regarder un second personnage qui semble venir le surprendre dans son repos et lui présenter un certain objet qu'il tient dans les mains"

 le document original

Modifié le: samedi 10 octobre 2015, 22:31